Les petits « nous »

L’animateur de la soirée venait de le dire, il venait de dire mon nom à très haute voix. Tout le monde l’avait entendu. Tout à coup mes pieds se mirent à trembler, encore. Des pensées que je croyais avoir vaincues me vinrent à nouveau à l’esprit ; ils avaient tous mieux fait que moi. Ils étaient tous… Ils semblaient tous … Ils portaient tous… J’avais compris : le petit « moi » se débattait encore.

 

Les « petits nous », c’est tout ce qui nous retient au sol, nous empêche de révéler notre vrai « nous ».
Nos « petits nous » sont toujours aveugles au bien en eux.

 

« L’herbe est plus verte de l’autre côté  c’est ce que je pensais quand j’ai pris le large, si j’avais su que la vie que je cherchais me regardait droit dans les yeux, si j’avais su que la vie que je cherchais était déjà mienne

L’herbe est plus verte quand tu arroses le sol c’est ce que j’ai compris quand j’ai pris le large… »

Adekunle Gold- Ire (traduction libre)

 

Les ‘’petits nous ‘’ se conforment, les ‘’grands nous ‘’ transforment

Les ‘’petits nous ‘’ veulent ressembler. La vérité c’est qu’on suit tous des règles, des règles qu’on nous enseigne depuis notre enfance. On apprend en imitant, on calque nos comportements et nos actes sur ceux de nos sociétés.  Mais même après l’enfance les ‘’petits nous’’ continuent toujours d’imiter, consciemment ou non. On imite par peur de déplaire, ou par peur de se démarquer.

Enfant timide se cachant

enfant timide
CC:GiselaFotographie/Pixabay

Les ‘ »grands nous « , eux, ne suivent pas toujours les règles que la société nous inculque.

 

Ils suivent des règles que leurs dictent leur esprit, leur cœur… (peut m’importe le nom que vous lui donnez) . Ils créent alors des règles que suivront d’autres ‘’ petits ‘’ hommes. Ils transforment leurs sociétés.

 

 

Nulle règle ne saurait créer l’œuvre d’art

_Kant

 

 

Les petits nous  tuent

Les ‘’ petits nous ‘’ tuent des rêves, des aspirations, des idées de grands hommes naissant.

 

Les grands et les petits nous se font la guerre

Il n’est vraiment pas évident de laisser s’exprimer son grand soi. Tout pousse à rester dans son coin et à ne pas déranger. Le choix de rester « petit » ou pas est quotidien. On est transformé par les pensées qu’on accepte, les idées grâce auxquelles on se nourri.

 

 

Un vieil indien explique à son fils que chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille. Le premier loup représente la sérénité, l’amour et la gentillesse.

Le second loup représente la peur, l’avidité et la haine.

« Lequel des deux loups gagne? » demande l’enfant.

« Celui que l’on nourrit . » Répond le grand-père.

Sagesse Amérindienne

 

 

Les ‘’grands nous ‘’ gagnent 

Quand la peur, le doute et la haine, qui représentent ‘’nos petits nous’’, laissent place à la foi en nous-mêmes, la force, la foi et la victoire cognent à nos portes. Seul les « grands nous » sont utiles à la société.

Je respirais un grand coup, je balbutiais une ou deux fois mes « mots magiques » ; la peur me quitta, la joie m’emplit, je souris. Je parlais librement sans entrave. J’avais gagné, le grand moi avait gagné la bataille.
La guerre continue…

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